Quand l’espérance est mise à l’épreuve
La Bible ne présente pas l’espérance comme un optimisme naïf ni comme la certitude que tout finira nécessairement comme nous le souhaitons. L’espérance biblique repose d’abord sur Dieu, sur sa fidélité, ses promesses et son caractère. Elle permet de continuer à croire lorsque nos yeux ne voient encore rien, parce que la foi regarde au-delà des circonstances présentes.
Cette réalité traverse toute l’Écriture. Les psalmistes apprennent à attendre l’Éternel au milieu de l’épreuve, les prophètes rappellent sa fidélité lorsque tout semble perdu, et le Nouveau Testament révèle en Jésus-Christ une espérance qui dépasse même les limites de notre existence présente.
Découvrez dans cette étude ce que signifie véritablement espérer selon la Bible, pourquoi l’espérance peut subsister lorsque Dieu semble silencieux, et comment elle trouve son accomplissement en Jésus-Christ. Car lorsque l’horizon paraît fermé, la foi ne prétend pas que l’épreuve n’existe pas : elle choisit de regarder à Celui qui demeure fidèle au milieu de l’épreuve.
Tiqvah : attendre Dieu quand rien ne change encore
Cette attente confiante apparaît très tôt dans les Écritures. L’un des termes employés dans l’Ancien Testament est tiqvah, qui peut exprimer l’espérance, l’attente et ce vers quoi une personne tourne son regard.
Il ne s’agit donc pas seulement de souhaiter que les choses s’améliorent. Espérer bibliquement, c’est attendre quelque chose de Dieu parce que l’on connaît Celui en qui l’on place sa confiance. L’attente peut être longue, mais elle ne repose pas sur le hasard.
Se souvenir de Dieu lorsque tout pousse au découragement
Ces paroles sont prononcées dans un contexte où rien ne semble inviter à l’optimisme. Pourtant, l’auteur fait quelque chose de décisif : il choisit ce qu’il va remettre au centre de sa pensée.
Il ne regarde plus seulement à ce qui s’effondre autour de lui. Il se souvient des bontés de l’Éternel, de ses compassions et surtout de sa fidélité. L’espérance recommence lorsque le cœur cesse de regarder uniquement à la situation présente et se rappelle qui est Dieu.
L’espérance biblique ne consiste pas à affirmer : « Tout ira forcément comme je le désire. » Elle affirme plutôt : « Même si je ne comprends pas encore ce qui se passe, Dieu demeure fidèle. »
Espérer lorsque Dieu semble silencieux
Il existe des périodes où nous prions sans voir de réponse, où aucune porte ne semble s’ouvrir et où le temps finit par devenir lui-même une épreuve. C’est souvent là que la foi est confrontée à une question profonde : continuerons-nous à faire confiance à Dieu lorsque nous ne comprenons plus son action ?
Quand l’âme doit réapprendre à regarder vers Dieu
Le psalmiste connaît l’abattement. Il ne cherche pas à le dissimuler. Mais il refuse également de lui abandonner la direction de sa vie. Il parle à sa propre âme : « Espère en Dieu. »
Cette parole montre que la foi n’est pas toujours spontanée. Il arrive que nous devions nous rappeler nous-mêmes ce que nous savons déjà de Dieu. L’émotion dit parfois : « tout est perdu » ; la foi répond : « Je le louerai encore. »
Attendre ne signifie pas être abandonné
L’attente biblique n’est donc pas un vide. Dieu peut travailler dans une vie avant même que la réponse attendue devienne visible. Il renouvelle les forces, enseigne la persévérance, purifie les motivations et conduit parfois autrement que nous l’avions imaginé.
Le silence apparent de Dieu ne signifie pas nécessairement son absence. Ce que nous appelons silence peut aussi être un temps durant lequel il nous apprend à marcher davantage par la foi que par la vue.
Jésus-Christ, l’espérance qui ne déçoit pas
Avec le Nouveau Testament, l’espérance reçoit une profondeur nouvelle. Elle ne concerne plus seulement une délivrance dans les circonstances présentes : elle trouve son centre en Jésus-Christ.
Le croyant peut donc traverser une épreuve sans que toute son espérance soit détruite, parce que celle-ci repose sur une œuvre déjà accomplie : la mort et la résurrection de Jésus-Christ.
Une espérance qui peut traverser l’affliction
Paul ne dit pas que la souffrance devient agréable. Il montre que l’épreuve n’a pas nécessairement le dernier mot. Dieu peut même se servir de ce que nous traversons pour produire en nous la persévérance et affermir notre confiance.
Voilà pourquoi l’espérance chrétienne peut demeurer lorsque l’horizon semble fermé : elle n’est pas uniquement liée à ce qui arrive autour de nous, mais à l’amour de Dieu répandu dans nos cœurs par le Saint-Esprit.
Une espérance fondée sur la résurrection
Pierre l’appelle une « espérance vivante ». Elle est vivante parce que Jésus-Christ est ressuscité. La foi chrétienne ne repose donc pas seulement sur le souvenir d’un maître disparu, mais sur un Sauveur vivant.
Certaines situations changeront rapidement, d’autres demanderont beaucoup de temps, et certaines réponses de Dieu pourront être différentes de celles que nous avions espérées. Mais aucune circonstance ne peut annuler la résurrection de Jésus-Christ ni la vie éternelle promise à ceux qui placent leur foi en lui.
Lorsque nos propres ressources arrivent à leur limite, nous découvrons ainsi que l’espérance chrétienne ne se fabrique pas uniquement par un effort de volonté. Paul nous dirige vers le Dieu de l’espérance.
Lorsque l’horizon semble fermé, croire encore ne signifie donc pas nier la réalité. Cela signifie continuer à regarder vers Celui dont la fidélité ne dépend pas de nos circonstances. L’avenir peut nous être caché, mais Dieu, lui, demeure fidèle.
Approfondir cette étude
L’étude complète développe plus en profondeur l’espérance biblique, l’attente de Dieu dans l’Ancien Testament, la foi lorsque Dieu semble silencieux et l’espérance vivante en Jésus-Christ.
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