Dans la Bible, le feu peut manifester la présence, la sainteté ou le jugement de Dieu. Nadab et Abihu apportent devant l’Éternel un feu étranger, « ce qu’il ne leur avait point ordonné » (Lévitique 10 :1). Lors de la dédicace du Temple, un autre feu descend du ciel, consume les sacrifices et révèle que Dieu reçoit ce qui lui est présenté (2 Chroniques 7 :1).
Ces deux scènes dévoilent deux manières de s’approcher de Dieu. Le feu étranger prend naissance dans l’initiative humaine, tandis que le feu du ciel vient de Dieu et manifeste sa pensée. Cette différence nous conduit à examiner notre manière de considérer Jésus-Christ. L’homme peut se façonner un Jésus conforme à ses attentes : un modèle de bonté sans autorité, un Sauveur sans repentance ou un Christ sans la croix.
Mais la valeur de Jésus ne dépend pas des opinions humaines. Le Père révèle son Fils bien-aimé, celui qui s’est offert comme un sacrifice parfait et devant lequel tout genou fléchira. La véritable adoration commence lorsque nous cessons d’adapter Christ à nos préférences pour le recevoir tel que Dieu le présente dans sa Parole.
Nous n’avons pas à inventer le Christ que nous voudrions, mais à contempler et adorer le Christ que Dieu nous révèle.
« Lorsque Salomon eut achevé de prier,(2 Chroniques 7 :1)
le feu descendit du ciel et consuma l’holocauste et les sacrifices,
et la gloire de l’Éternel remplit la maison. »
Le feu étranger et l’initiative humaine
Nadab et Abihu ne sont pas étrangers au service du sanctuaire. Ils sont sacrificateurs, possèdent des brasiers et présentent du parfum devant l’Éternel. Leur démarche possède toutes les apparences d’un acte religieux. Pourtant, le texte souligne une faute décisive : ils apportent ce que Dieu ne leur avait pas ordonné.
Leur position, leur sincérité et les objets consacrés qu’ils emploient ne suffisent pas à rendre leur offrande acceptable. Dans la présence du Dieu saint, l’initiative humaine ne peut jamais remplacer l’obéissance à sa Parole.
Lorsque l’homme façonne son propre Christ
Ce principe concerne également notre manière de considérer Jésus-Christ. Il est possible de parler de lui avec respect tout en le présentant selon nos préférences. Certains retiennent son amour, mais refusent son autorité ; d’autres admirent son exemple moral, mais écartent la croix, la repentance et sa seigneurie.
Une pensée religieuse peut donc employer un langage chrétien tout en donnant de Jésus une image différente de celle que Dieu révèle. La sincérité ne suffit pas lorsque notre conception de Christ ne correspond plus au témoignage de la Parole.
Les hommes donnaient plusieurs réponses au sujet de Jésus. Pierre, lui, confesse ce que le Père lui a révélé : Jésus est le Christ, le Fils du Dieu vivant. La foi ne consiste pas à imaginer un Christ à notre mesure, mais à recevoir celui que le Père nous fait connaître.
Le feu du ciel et le sacrifice que Dieu reçoit
À la différence du feu étranger, le feu de la dédicace du Temple n’est pas produit par l’homme. Il descend du ciel, consume les sacrifices et manifeste la réponse de Dieu.
Cette scène appartient au langage des sacrifices dont le Nouveau Testament révèle l’accomplissement en Jésus-Christ. La valeur de son offrande ne dépend pas de l’opinion des hommes : elle repose sur la perfection de sa personne, de son amour et de son obéissance.
Nadab et Abihu avaient présenté ce que Dieu n’avait pas commandé. Christ, au contraire, s’est livré dans une obéissance parfaite à la volonté du Père. Il ne présente pas quelque chose d’extérieur à lui-même : il s’offre lui-même.
Le Père rend témoignage à son Fils
Avant même que les hommes donnent leur avis sur Jésus, le ciel fait connaître la pensée de Dieu : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection » (Matthieu 3 :17).
Les hommes pourront le mépriser, le rejeter et le conduire à la croix ; leur jugement ne changera rien à la valeur que le Père reconnaît en son Fils. Par une seule offrande, Jésus-Christ a accompli une œuvre parfaite qui ne peut être répétée, complétée ou améliorée.
La révélation de Christ conduit à l’adoration
Lorsque le peuple voit descendre le feu et la gloire de l’Éternel, il ne cherche pas à produire une nouvelle manifestation. Il s’incline, se prosterne et célèbre la bonté de Dieu.
La véritable adoration naît de ce que Dieu révèle. Lorsque la grandeur de Christ devient réelle à nos yeux, nous ne cherchons plus à l’adapter à nos attentes. Nous reconnaissons sa gloire, recevons son œuvre avec foi et nous soumettons à son autorité.
S’incliner puis repartir dans la joie
À la fin de la fête, le peuple repart « joyeux et content » à cause du bien que l’Éternel avait accompli (2 Chroniques 7 :10).
La prosternation et la joie ne sont donc pas opposées. Le croyant s’incline parce que Jésus-Christ est Seigneur, puis il se réjouit parce que ce Seigneur est aussi celui qui l’a aimé et qui s’est livré pour lui.
Une question demeure alors devant notre cœur : le Christ auquel nous croyons est-il celui que nos pensées ont façonné, ou le Fils que Dieu révèle dans sa Parole ?
Approfondir cette pensée
Cette page présente l’essentiel du message. L’étude complète développe plus largement le feu étranger de Lévitique 10, le feu descendu du ciel dans 2 Chroniques 7, le témoignage rendu par le Père à son Fils, le sacrifice parfait de Jésus-Christ et la véritable adoration.
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