Le livre de Bereshit (Genèse) ouvre les Saintes Écritures par une déclaration fondamentale : « Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre » (Genèse 1:1). Ce premier mot, Bereshit, qui signifie « Au commencement », nous invite à revenir aux origines de toute chose : la création du monde, de l'humanité, de la relation entre Dieu et les hommes, ainsi que des promesses divines qui traversent toute l'histoire biblique.
Avant les cieux, la terre et les générations humaines, Dieu est déjà là. Le monde a un commencement ; lui demeure d’éternité en éternité (Psaume 90 :2). Cette première phrase parle aussi de notre place dans le monde. Nous recevons la vie, et jusqu’à notre dernier souffle, nous dépendons de Dieu (Actes 17 :25). Reconnaître en lui notre Créateur nous invite à regarder ce qui nous entoure avec gratitude et à chercher à connaître celui qui nous a donné l’existence.
Dans cet article, nous explorerons la richesse spirituelle de Bereshit et les enseignements intemporels qu'il offre à ceux qui cherchent à connaître davantage le Créateur et son dessein pour le monde.
« Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre. »(Genèse 1 :1)
Un commencement devant le Dieu éternel
Le récit situe la création à son commencement et présente aussitôt Dieu comme celui qui agit. Les cieux et la terre embrassent l’étendue de son œuvre : ce qui nous dépasse comme le monde que nous habitons. Notre existence prend place dans une création qui vient de lui.
Le psalmiste contemple les montagnes, parmi les réalités les plus anciennes que l’homme puisse voir, puis confesse que Dieu les précède. Sa fidélité accompagne aussi les générations dont parle ce psaume : nous pouvons nous adresser à lui aujourd’hui (Psaume 90 :1-2).
Une vie reçue
Reconnaître notre Créateur donne un autre regard sur les gestes ordinaires de la vie. Notre souffle lui-même est un don. En parlant de Dieu aux Athéniens, Paul rappelle qu’il est celui qui fait le monde et soutient la vie de tous (Actes 17 :24-25).
Cette dépendance peut devenir une source de reconnaissance : la vie que nous recevons nous invite à nous tourner vers celui qui nous la donne.
Quand Dieu parle, la lumière paraît
Quelques lignes après le premier verset, le récit montre Dieu qui parle. Sa parole est suivie d’un événement : la lumière apparaît. Le commencement se déploie ainsi sous nos yeux, dans une succession de paroles et d’actes (Genèse 1 :3).
Jean reprend le commencement
L’Évangile de Jean s’ouvre à son tour sur le commencement. Jean parle de la Parole auprès de Dieu, puis affirme que toutes choses ont été faites par elle (Jean 1 :1-3).
Plus loin, Jean présente la Parole venue parmi les hommes et nomme Jésus-Christ (Jean 1 :14, 17). C’est son Évangile qui nous conduit à contempler Christ en revenant au commencement de la Genèse.
Un commencement qui rejoint notre histoire
Paul relie lui aussi les deux horizons. Le Dieu qui a fait briller la lumière fait briller sa lumière dans les cœurs pour nous faire connaître la gloire de Christ (2 Corinthiens 4 :6).
Cette vie nouvelle vient de Dieu. Dans la suite du passage, Paul explique qu’il nous réconcilie avec lui par Christ. Celui qui était notre Créateur nous appelle maintenant à vivre auprès de lui (2 Corinthiens 5 :18-19).
Accueillir la vie nouvelle
Jean dit que ceux qui accueillent Christ et croient en son nom deviennent enfants de Dieu (Jean 1 :12-13). Nous pouvons venir à lui avec notre histoire et nos fautes, puis apprendre à vivre pour celui qui est mort et ressuscité pour nous (2 Corinthiens 5 :15). Quel chemin le Dieu de ce commencement ouvre-t-il dans notre vie aujourd’hui ?
Approfondir cette pensée
Cette page présente les grandes lignes. L’étude complète examine le premier mot de la Genèse, le texte hébreu et sa translittération, la lecture de Rachi, puis les passages qui relient la création à la Parole et à la vie nouvelle en Christ.
Retrouvez l’article complet juste ci-dessous.

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