Que deviendrons-nous lorsque notre vie terrestre prendra fin ?
Cette question nous invite à regarder au-delà de nos préoccupations quotidiennes. La Bible éclaire notre destinée à la lumière de notre relation avec Dieu. Elle révèle la réalité du jugement et le salut offert en Jésus-Christ. Par sa mort et sa résurrection, le Sauveur ouvre le chemin de la vie éternelle.
Sa grâce appelle chacun à revenir à Dieu et à recevoir son pardon. En lui, nous trouvons l’espérance de la résurrection et la promesse d’être pour toujours auprès de lui. Cette courte pensée explore ce que l’Écriture révèle de notre destinée avec ou sans Dieu. Elle nous invite à placer dès aujourd’hui notre confiance en celui qui a vaincu la mort.
« Car le salaire du péché, c’est la mort ; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur. »(Romains 6 :23)
La destinée de ceux qui rejettent la rédemption qui est en Christ
La résurrection et la responsabilité de chacun
Dans l’Évangile de Jean, Jésus annonce que tous ceux qui sont dans les tombeaux entendront sa voix. Il distingue cependant la résurrection pour la vie de la résurrection pour le jugement (Jean 5 :28-29). Ressusciter ne signifie donc pas être automatiquement sauvé. Chacun demeure responsable devant Dieu, qui connaît la vérité de notre vie.
L’avertissement d’Hébreux prend tout son sens dans le passage qui suit : Christ s’est offert une seule fois pour porter les péchés de plusieurs (Hébreux 9 :28). Le texte nous conduit ainsi vers celui qui peut nous délivrer de la condamnation. L’Évangile ne nous invite pas à compter sur une vie moralement irréprochable, mais à reconnaître notre besoin de son salut.
Le jugement et la patience de Dieu
Ces paroles de Jésus donnent au jugement toute sa gravité. L’exclusion de la communion avec Dieu ne peut être ramenée à une simple difficulté passagère. Dans la scène décrite en Matthieu chap. 25, la conduite de chacun révèle son rapport avec le Seigneur. Les œuvres ne permettent pas d’acheter le salut ; elles manifestent ce qui anime réellement le cœur.
Cet avertissement s’accompagne d’une invitation à recevoir la grâce. Dieu veut que les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité (1 Timothée 2 :4). Refuser le Fils, c’est demeurer sous la condamnation (Jean 3 :18). Mais celui qui entend aujourd’hui l’Évangile est appelé à venir au Sauveur, qui accueille celui qui se tourne vers lui.
La destinée de ceux qui acceptent la rédemption qui est en Christ
Un salut reçu par la grâce
La rédemption désigne la délivrance accomplie par Jésus-Christ au prix de sa vie. Le pardon repose sur son sacrifice, et non sur notre capacité à compenser nos fautes. Paul rappelle que tous ont péché et que la justification est donnée gratuitement par la grâce, au moyen de la rédemption qui est en Christ (Romains 3 :23-24). Être justifié, c’est être déclaré juste devant Dieu.
Recevoir ce salut par la foi nous conduit à nous appuyer sur l’œuvre du Sauveur. La repentance reconnaît le péché et se tourne vers Dieu ; elle ne constitue pas un mérite supplémentaire. Les bonnes œuvres trouvent ensuite leur place comme le fruit d’une vie renouvelée, selon la suite du passage (Éphésiens 2 :10).
La paix avec Dieu et la vie de disciple
Le salut ouvre une relation de paix avec Dieu. Par Jésus-Christ, nous avons accès auprès du Père (Éphésiens 2 :18). Cette communion se nourrit dans la prière, l’écoute de la Parole et l’obéissance. Lorsque nous reconnaissons une faute ou traversons une épreuve, nous pouvons nous approcher de lui avec confiance, en nous fondant sur ce que Christ a accompli.
Les Thessaloniciens s’étaient tournés vers Dieu pour le servir et attendre son Fils (1 Thessaloniciens 1 :9-10). Ces deux aspects demeurent liés : attendre le Seigneur nous encourage à vivre fidèlement nos responsabilités présentes. Notre travail, nos relations et notre manière d’aider les autres deviennent des occasions de manifester notre attachement à lui.
L’espérance suprême de la résurrection
La mort ne rompt pas la communion avec Christ
Paul exprime le désir de s’en aller et d’être avec Christ (Philippiens 1 :23). Le croyant qui meurt avant le retour du Seigneur est auprès de lui. Cette présence doit être distinguée de la résurrection du corps, encore attendue. L’espérance chrétienne embrasse ainsi la personne tout entière, jusque dans son corps.
Aux Thessaloniciens qui s’inquiétaient pour leurs proches décédés, l’apôtre annonce que les morts en Christ ne seront pas oubliés lors de sa venue (1 Thessaloniciens 4 :13-18). Cette assurance ne supprime pas la douleur du deuil. Elle permet de la traverser avec une espérance fondée sur la fidélité du Sauveur et sur la promesse d’être toujours avec lui.
Un corps transformé à l’image du Seigneur
Le corps promis au croyant sera délivré de la corruption et de la mort. Lorsque Paul parle d’un « corps spirituel », il ne décrit pas un être devenu immatériel : il annonce un corps pleinement vivifié par l’Esprit (1 Corinthiens 15 :44). La fragilité de notre condition présente ne constitue donc pas le dernier mot du dessein de Dieu pour les siens.
Les croyants encore vivants lors de la venue du Seigneur seront transformés sans passer par la mort (1 Corinthiens 15 :51-52). Ressuscités ou transformés, ils partageront la vie glorieuse promise par Christ. Cette attente nous apprend à prendre soin de notre corps présent et à servir Dieu avec tout notre être, dans la confiance en sa puissance.
Répondre aujourd’hui à l’appel de Dieu
Prenons le temps de considérer sur quoi repose notre assurance devant Dieu. Nous pouvons lui confier nos questions, reconnaître nos péchés et nous tourner vers Jésus-Christ avec foi. Un doute vécu dans la recherche de son secours n’est pas un refus de sa grâce : l’homme qui disait « Je crois ! viens au secours de mon incrédulité ! » s’adressait précisément à Jésus (Marc 9 :24). Approchons-nous de lui avec un cœur sincère.
Sources et références
Bible Louis Segond 1910 : (Romains 6 :23) ; (Hébreux 9 :27-28) ; (Jean 5 :28-29) ; (Matthieu 25 :46) ; (1 Timothée 2 :4) ; (Jean 3 :18) ; (Éphésiens 2 :8-10, 18) ; (Romains 3 :23-24) ; (Jean 14 :6) ; (1 Thessaloniciens 1 :9-10) ; (Philippiens 1 :23) ; (1 Thessaloniciens 4 :13-18) ; (Philippiens 3 :20-21) ; (1 Corinthiens 15 :44, 51-52) ; (2 Corinthiens 6 :2) ; (Marc 9 :24).
Ressources complémentaires : J. N. Darby — Études sur la première épître aux Thessaloniciens, notamment les chap. 2 et 4, sur Bibliquest ; J. N. Darby — Études sur la deuxième épître aux Corinthiens, chap. 5, sur Bibliquest ; GotQuestions — Quel est l’enseignement de Jésus sur l’enfer ? .
Approfondir cette pensée
Le document complet approfondit la rédemption, la justification et la réalité du jugement. Il développe aussi la présence auprès de Christ après la mort, l’attente de son retour et la résurrection du corps. Une conclusion et une prière accompagnent cette réflexion devant Dieu.
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